Tous les éditoriaux
Pourquoi la culture, pourquoi le revolver ?
On ne prête pas qu’aux riches, on fait aussi largement crédit aux monstres – surtout en matière de monstruosités. Ainsi la fameuse formule joliment péremptoire : "Quand j’entends le mot "culture", je sors mon revolver." est-elle attribuée tantôt à Goering, tantôt à Goebbels (ce que je croyais). De fait, elle est le fruit rance du talent soumis d’un obscur dramaturge national-socialiste, Hanns Johst, méritoire survivant des apocalypses (mort en 1978). (...) Lire la suite
Au secours de la culture générale !
S’est-on avisé que la communication se présente aujourd’hui, de son propre aveu et selon sa pudeur sourcilleuse, comme, tout à la fois, un bourdonnement (buzz) et un gazouillis (twitter)… Rimsky-Korsakov et Olivier Messiaen, en les magnifiant, ont rendu un tout autre hommage à nos frères bourdons et oiseaux… Et comme rien n’échappe désormais à la communication, ce qui reste dans les esprits de la pauvre culture humaniste doit lui rendre les armes et (...) Lire la suite
Un plaidoyer pour la littérature
Aujourd’hui, certains (certaines) échangent l’espoir de la conquête d’un huit mille contre une mort qui vient très souvent à leur rencontre. En constituant un collier de proses sobres comme autant de perles primitives, nous échangerons notre optimisme et le doux sourire des beaux jours contre des joyaux sombres qui, dans la sphère auditive, rendent le son bref du glas. Max Brod, son ami fidèle et exécuteur testamentaire, rapporte que Franz Kafka lui (...) Lire la suite
Bouquet de première urgence
Les lignes qui suivent – c’est assez évident – ne sont pas de moi. M’appartiennent, en revanche, leur rassemblement, leur mise en ordre et la signification qui pourrait, ainsi, s’en dégager. Une sorte de programme bizarroïde, si l’on peut dire. Car si elles (ces lignes) constituent, pour moi, des références, elles traduisent, aussi, des préférences, du point de vue du sens comme du style de leurs auteurs. Robert Reininger (1869-1955), philosophe (...) Lire la suite
Édouard Peisson à la lumière du jour
J’écris ces lignes dans un train qui roule vers Marseille. Ce faisant, me revient le souvenir de la première fois, un jour en 2002, que j’aperçus de la fenêtre d’un autre train les grues, dressées comme d’éternels échassiers, au bord des bassins du port de Marseille. Ces grues que j’avais certainement vues des dizaines de fois dans mon existence sans en ressentir la moindre émotion ni en conserver le moindre souvenir, ces grues m’ont amené les larmes aux (...) Lire la suite
La tyrannie est de vouloir avoir par une voie ce qu’on ne peut avoir que par une autre
Les multiples scènes de nos sociétés sont désormais encombrées d’experts qui souvent cachent mal de touchantes vocations de sauveurs de l’humanité. Un généticien, un glaciologue (la liste menace d’être interminable), voudraient nous convaincre de sauver la planète, de mieux gouverner les collectivités humaines et adressent aux individus des conseils de bonne vie. Tout cela est bien sympathique, à ceci près que nos narines perçoivent une forte odeur de (...) Lire la suite
Pourquoi ce site
A mille lieues du ton académique et de l’érudition tatillonne, on souhaite, par des textes et des vidéos, réhabiliter, dans un même mouvement, la culture et la conversation, la curiosité universelle et le goût de transmettre.
Un site littéraire et culturel réalisé en partenariat avec l’Inist-Cnrs et l’IEP de Grenoble. Retrouvez le deuxième mardi de chaque mois un nouvel entretien en vidéo avec Bernard Fandre et Marie-Odile Monchicourt.
Qui sommes-nous ?
Né en 1949, Bernard Fandre est ingénieur de recherche hors classe au Cnrs. Actuellement chargé de la valorisation de la recherche auprès du directeur de l’institut d’études politiques de Grenoble, il a occupé des fonctions de direction et de chargé de mission dans le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche. Doté d’un goût réel pour la pédagogie, il a également un peu enseigné. Mais ses véritables passions, outre la vie, la ville et ses rencontres, sont la langue, la littérature, l’histoire, l’histoire des sciences.
Marie–Odile Monchicourt a prêté sa voix de femme de radio, ses talents de journaliste, de médiatrice ainsi que son expertise en matière d’information scientifique et culturelle.




